Conférenciers
Conférenciers d’ouverture

Nanomaterials and Nanotechnology
Richard W. Siegel, Ph. D.
- Robert W. Hunt Professor, Materials Science and Engineering
- Director, Rensselaer Nanotechnology Center & NSF Nanoscale Science and Engineering Center, Rensselaer Polytechnic Institute
Dr Siegel est professeur «Robert W. Hunt» en sciences des matériaux et d’ingénierie, en plus d’être le fondateur et le directeur du Nanotechnology Center at Rensselaer Polytechnic Institute.
Il a aussi fondé le National Science Foundation Nanoscale Science and Engineering Center for Directed Assembly of Nanostructures, où il est directeur.
Il a été diplômé d’un baccalauréat en physique de l’Institut Williams College en 1958 et a reçu sa maîtrise en physique en 1960 et finalement, son doctorat en métallurgie en 1965 de l’Université d’Illinois dans la ville d’Urbana aux États-Unis.
Après deux années de postdoctorat en matériau à Cornell University, Dr Siegel a travaillé, de 1966 à 1976, à la faculté de State Université of New York à Stony Brook au département des Sciences des matériaux. Il y était scientifique de recherche dans la division des Sciences des matériaux à Argonne National Laboratory de 1974 à 1995, et également chef d’équipe des métaux physiques et des défauts des métaux, en plus d’être le gérant du programme de recherche.
Dr Siegel est l’auteur et/ou le coauteur de plus de 270 publications et de nombreux brevets (13 approuvés et 4 en attente) dans le domaine des défauts des métaux, les métaux nanostructurés, la céramique, les composites et les biomatériaux.
Il a présenté plus de 480 conférences dans le monde en plus d’avoir édité dix livres sur ces sujets.
Dr Siegel est le fondateur et directeur de Nanophase Technologies Corporation (société ouverte) et a été reconnu pour cet effort par le 1991 US Federal Laboratory Consortium Award pour l’excellence dans les transferts de technologie. Il est membre de Material Research Society (MRS), et un membre honorable de la société de recherche matériel de l’Inde et du Japon. Dr Siegel était, en 1994, bénéficiaire d’Alexander von Humboldt Foundation Senior Research Award en Allemagne, et en 2001, il a été nommé le scientifique éminent de RIKEN au Japon.
Dr Siegel a été un professeur invité en Allemagne, Israël, en Inde, en Suisse et au Japon et a été un actif dans des organisations professionnelles locales, nationales et internationales. Il a été membre du Nanotechnology Technical Advisory Group of the US President’s Council of Advisors on Science and Technology pour une période de six ans, soit entre 2003 et 2009. Dr. Siegel a précédemment siégé au World Technology Evaluation Center worldwide study on nanostructure science and technology de 1996 à 1998 qui l’a mené au US National Nanotechnology Initiative en 2001. Il est aussi l’ancien président (1992-1996) de l’International Committee on Nanostructured Materials.
Au cours des deux dernières décennies, à l’échelle mondiale, de grands progrès ont été accomplis dans la réalisation de matériaux nanostructurés et d’appareils ayant des propriétés et des fonctionnalités innovantes. Les nouvelles propriétés de ces nanostructures résultent de la taille restreinte et du très grand rapport surface/volume de leurs éléments constitutifs à l’échelle nanométrique (de 1 à 100 nm). Les dimensions des nanostructures les dotent de propriétés uniques, tandis que leurs rapports surface/volume donnent lieu à la possibilité d’ajouter aux matrices conventionnelles des nanomatériaux qui changent radicalement les propriétés du matériau hôte. Certains nanomatériaux possèdent des propriétés mécaniques, électriques, optiques ou bioactives améliorées, ainsi que des multifonctionnalités résultant de la combinaison de ces propriétés. Nous décrirons des nanostructures constituées de nanoparticules et de nanotubes de même que des structures hybrides renfermant ces deux éléments et des biomolécules. Nous présenterons une vue d’ensemble des nanotechnologies, en mettant en lumière les succès remportés durant la dernière décennie dans cet important domaine de recherche en pleine croissance et en donnant un aperçu des progrès qui seront vraisemblablement réalisés au cours de la prochaine décennie. Nous parlerons aussi des occasions d’innovation et des défis qui attendent la communauté mondiale des chercheurs dans ce domaine.

Nanotechnology - A Canadian Vision
M. John R. McDougall
- Président du Conseil national de recherches Canada
M. John R. McDougall, chef de file dans le domaine des politiques scientifiques et technologiques et dans celui de l'innovation au Canada, a été nommé au poste de président du CNRC en avril 2010.
M. McDougall est né et a grandi à Edmonton (Alberta). Considéré comme l'une des 50 personnes les plus influentes de cette province, il a, au fil de sa carrière été actif dans de nombreux secteurs et compte sur sa feuille de route nombre d'accomplissements importants.
Jusqu'à tout récemment, M. McDougall était président et chef de la direction du Alberta Research Council (ARC), poste qu'il a occupé au cours des 12 dernières années.
M. McDougall a amorcé sa carrière en travaillant pendant dix années en qualité d'ingénieur pétrolier. Il est ensuite rapidement devenu propriétaire exploitant d'une société internationale d'ingénieurs conseils. Par la suite, il a occupé un certain nombre de postes influents au sein d'entreprises de recherche et de sociétés manufacturières parmi les plus novatrices au Canada ainsi qu'au sein de consortiums et d'organisations sans but lucratif.
Actif dans son milieu et au sein de sa profession, M. McDougall a, au fil d'une carrière de 43 ans, apporté sa contribution à plusieurs importants conseils et comités consultatifs, tant au sein de l'administration fédérale qu'au sein d'organismes provinciaux.
Il a notamment été membre de la Commission consultative du Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC) de 2002 à 2006 et a aussi contribué au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), au Réseau de Centres d'excellence AUTO21, à l'Edmonton Space & Science Foundation et l'Environmental Protection Advisory Committee.
Membre de l'Académie canadienne du génie et d'Ingénieurs Canada, M. McDougall est titulaire d'un baccalauréat en génie civil de l'Université de l'Alberta et a poursuivi des études supérieures en génie de l'environnement. De 1991 à 1997, il a été le premier titulaire de la chaire Poole de gestion pour les ingénieurs, un poste prépondérant au sein de la faculté de génie.
M. McDougall a aussi été président du conseil et président fondateur d'Innoventures Canada.
La nanotechnologie joue un rôle de catalyseur qui favorise le développement d’applications dans un grand nombre de domaines, allant de la construction aux soins de santé et de l’industrie manufacturière aux communications. Les innovations issues de la nanotechnologie auront un impact sur un vaste ensemble d’applications, notamment en science des matériaux, en biomédecine et en technologies de l’information et des communications (TIC), elles-mêmes génératrices de développement. Selon l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), durant la période 2005-2009, le Canada faisait partie des huit pays les plus importants en ce qui a trait au dépôt de demandes de brevet relatives aux nanotechnologies.[1] Le Canada est particulièrement fort en nanoélectronique, un domaine susceptible d’aider l’industrie canadienne des TIC à surmonter le ralentissement économique actuel.
Également importantes seront les normes nécessaires à la commercialisation de ces nouvelles technologies. Le Conference Board du Canada estime que la mise au point de nouvelles normes engendrera une croissance de la productivité de 17 % et une croissance globale de 9 %.[2] Un défi majeur sera de faire en sorte que la métrologie nécessaire soit en place pour garantir la reproductibilité des résultats et pour permettre la fabrication des produits issus de la nanotechnologie. Il faudra aussi établir des normes de sécurité pour la manutention des nanomatériaux et de leurs sous-produits.
Bionanotechnologies

Orientations de recherche et tendances du marché en nanomédecine
Lajos P. Balogh, Ph. D.
- Éditeur en chef de Nanomedicine: Nanotechnology, Biology and Medicine (Elsevier)
AA Nanomedicine and Nanotechnology, Boston, MA 02151
Dr Lajos (Lou) Balgoh est conseiller scientifique en chef et directeur de l’AA Nanomedecine and Nanotechnology (AANM). Depuis 2000, AANM fournit des expertises scientifiques, des études de faisabilité ainsi que des analyses de risques et de marchés auprès d’investisseurs financiers dans les domaines de la nanomédecine, nanobiotechnologie et de la nanotechnologie en général.
Dr Balogh a reçu son doctorat de l’université hongroise de Kossuth L. en technologie chimique et a rejoint l’université du Massachusetts Lowell en 1991 en tant que professeur invité. Il a travaillé au sein de Michigan Molecular Institute comme scientifique principal et assurait des cours universitaires dans le département de l’Internal Medecine and Biomedical Engineering à l’University of Michigan Ann Arbor ainsi qu'à l’université de Buffalo, SUNY.
En tant qu’ancien codirecteur du centre de nanobiotechnologie et directeur de la recherche en nanotechnologie au département de médecine nucléaire au Roswell Park Cancer Institute, il a été auteur ou coauteur de plus de 150 publications scientifiques, un livre et six chapitres de livre en plus de 12 brevets dans diverses disciplines.
Dr Balogh est l’éditeur en chef du journal Nanomedicine : Nanotechnology, Biology and Medecine (Elsevier) et membre de nombreux comités d’experts internationaux des États-Unis et d’Europe, incluant NIH NANO et EPA Nanotechnology study sections et NIH Small Business Study Section depuis 1993. Il est aussi membre du Steering Comittee of the American National Standard Institute Nanotechnology Panel, et a servi le US Technical Advisory Committee to the International Standard Organization on Nanotechnology (TC-229). Lou est un des cinq fondateurs de la Société américaine de la nanomédecine.
La nanobiotechnologie développe de nouvelles approches et solutions qui, au cours de la prochaine décennie, pourraient nettement améliorer et changer pour toujours la façon d’établir des diagnostics et de traiter les patients. La nanomédicine transformera la médecine clinique et modifiera la façon dont les sociétés pharmaceutiques fonctionnent et commercialisent leurs produits. Les nanosciences et les nanotechnologies en développement recèlent de formidables promesses mais, pour en profiter pleinement, il faudra opérer un changement de paradigme. Les défis à relever seront nombreux, notamment dans les domaines suivants : communication, commercialisation, sécurité, réglementation, normalisation, éducation et politiques publiques. L’industrie de la nanobiotechnologie connaîtra-t-elle du succès? En définitive, cela dépend de notre capacité à résoudre et à harmoniser les enjeux actuels dans les domaines précédemment mentionnés. Au cours de cette présentation, nous traiterons sommairement des derniers développements en nanobiotechnologie et en nanomédecine. Nous aborderons aussi les sujets les plus fréquemment discutés, à savoir la médecine personnalisée, les « théranostics », les tendances du marché et la commercialisation de certains nanomédicaments approuvés par la FDA.

Les bionanotechnologies au Québec
Josée Blanchard, Ph D., MBA
- Directrice, Développement des affaires, Sherbrooke Innopole
- Vice-présidente sectorielle au Conseil d’administration de NanoQuébec
Josée Blanchard possède un doctorat en biologie moléculaire ainsi qu’un MBA avec concentration en finances de l’Université de Sherbrooke. Elle a débuté sa carrière en capital de risque dans le secteur des Sciences de la vie, d’abord chez Innovatech puis à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Elle a par la suite exploré la prospection d’investissements étrangers et le développement économique, entre autres chez Investissement Québec. Maintenant à l’emploi de Sherbrooke Innopole depuis près de deux ans, elle dirige la filière des Sciences de la vie à Sherbrooke. Son mandat est de participer au développement des entreprises locales, d’attirer l’investissement étranger, de servir de liaison entre tous les partenaires de l’industrie et de favoriser les collaborations entre les entreprises et les institutions, tant au niveau régional qu’international.
Forte de son expérience et de son implication au sein de BIOPOLIS QUÉBEC1, le docteur Blanchard jouit d’un accès privilégié aux entreprises en Sciences de la vie qui utilisent ou pourraient utiliser des nanotechnologies dans le développement de leurs produits. De ce fait, elle compte contribuer à rapprocher NanoQuébec de l’industrie des biotechnologies.
Les nanotechnologies ouvrent la voie à des développements de tout premier plan dans le secteur des nanobiotechnologies, notamment dans les secteurs du diagnostic (capteurs, imagerie, etc.) et de la thérapeutique (livraison de médicament, encapsulation, etc.). La présentation couvrira de manière non exhaustive les activités de recherche en cours dans les universités et entreprises québécoises en nanobiotechnologie et mettra en avant les opportunités de partenariat et de développement.
Micronanofabrication

Robert E. Geer, Ph.D.
- CNSE Vice President for Academic Affairs and CNSE Chief Academic Officer
As CNSE Vice President for Academic Affairs and CNSE Chief Academic Officer, Professor Geer leads the development and implementation of the College’s academic degree and outreach programs. As a founding faculty member of UAlbany’s CNSE, Professor Geer also leads various research projects in the fields of nanoelectronics, nanomaterials, and nanometrology. Current areas of interest include investigations of self-assembling, Si-based molecular wires and devices for next generation integrated circuits, and development of nanoscale metrology tools for measurement and characterization of nanodevice structures including nano-acoustic imaging systems for carbon nanotubes, nanobelts and nanowires, and nano-optical systems for strain metrology in advanced CMOS device structures. Professor Geer also directs R&D programs in nanoparticle-based planarization processing for computer-chip manufacturing.
Professor Geer’s research has been supported by the National Science Foundation, IBM, AMD, the Office of Naval Research, the New York State Office of Academic Research and Technology, the Dow Chemical Company, the Dow-Corning Corporation, W. L. Gore, Inc., the Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), Raytheon Vision Systems, the Microelectronics Advanced Research Corporation (MARCO), and the Nanoelectronics Research Corporation (NERC).
Professor Geer has developed and taught a wide array of graduate courses and workshop short courses on nanomechanics and nanometrology. He is involved with high-school and undergraduate outreach efforts in workforce development and nanotechnology education at the College of Nanoscale Science and Engineering including the first SEMI Workforce Development Institute program for high school students held on the East Coast. Professor Geer received his Ph.D. in Condensed Matter Physics from the University of Minnesota in 1992. He was awarded a National Research Council Research Fellowship for the study of molecular self-assembly at the Naval Research Laboratory in Washington, D.C. He joined the staff of the Naval Research Laboratory in 1995 as a research physicist before accepting a faculty position at the University at Albany in 1996. Professor Geer has presented over 50 papers at technical conferences and has published more than 50 articles, book chapters, or proceedings on nanoscale materials and nanoscale characterization.
Nous présentons ici un aperçu des tendances sociales, des obstacles technologiques et des progrès qui stimuleront l’innovation et le développement dans l’industrie des semiconducteurs. Fondamentalement, nous voyons deux mégatendances antagonistes.
Premièrement, dans un avenir prévisible, la loi de Moore continuera de s’appliquer. La réalisation d’un ensemble commercialement viable de nœuds technologiques à 11 nm ou moins favorisera la mise en marché de matériels novateurs à un rythme sans précédent. Pour maintenir la viabilité économique, un modèle de développement de microplaquettes et un procédé de fabrication bien conçus et permettant de présenter une nouvelle technologie tous les deux ans, de même que le passage à la dimension suivante des tranches de silicium (450 nm), sont absolument essentiels. Nous mettrons en évidence le rôle que le College of Nanoscale Science and Engineering (CNSE) joue dans cet « écosystème » en utilisant comme leviers les ressources industrielles, universitaires et gouvernementales afin de former des partenariats efficaces, capables de dynamiser la R-D.
Deuxièmement, avec l’avènement du « plus que Moore », nous assistons à l’émergence de systèmes à semiconducteurs intégrant la nouvelle technologie 3D des interconnexions verticales, qu’on appelle en anglais Through-Silicon-Vias (TSV). Les TSV permettent de créer des systèmes très hétérogènes, où l’analogique, les radiofréquences, la mémoire, les microsystèmes électromécaniques, les puces optiques, voire biologiques, peuvent être combinés aux CMOS évolués pour offrir de nouvelles possibilités. Compte tenu des tendances sociales qui privilégient le « connecté partout » et la « planète intelligente », on peut prévoir que les nouvelles solutions émergentes changeront la donne et que, dans l’avenir, les occasions d’affaires ne manqueront pas.

Les outils de développement de la microélectronique au Québec
M. Claude Jean
- Vice-président exécutif et Directeur général TeledyneDALSA
- Président du Conseil d’administration de NanoQuébec et délégué sectoriel
M.Claude Jean occupe depuis avril 2010 le poste de Vice Président Exécutif et Directeur Général de Teledyne DALSA Semiconducteur. Avant cette nomination il a occupé les postes de Vice Président et Directeur Général de DALSA Semiconducteur de 2007 à 2010, Directeur des opérations et assistant directeur général de 2004 à 2007 et Directeur des opérations de DALSA Semiconducteur de 2002 à 2004 et Directeur des opérations de Zarlink Semiconducteur de 1997 à 2002. M.Jean possède un baccalauréat et une maîtrise en physique de l’université de Sherbrooke, un diplôme d’études approfondies en micro-électronique de l’Université Joseph Fourier de Grenoble en France et un MBA de l’université de Sherbrooke qu’il a complété en 2006.
Il a été élu au poste de président du conseil d’administration de Nanoquébec en 2009. Il siège également sur le conseil des gouverneurs du Conseil Canadien des Accadémies ainsi que sur le conseil d’administration du Centre Collaboratif en MiQro Innovation de Bromont.
Depuis le début des années 1990, en microélectronique, nous assistons à un transfert massif des capacités de production des États-Unis et de l’Europe vers l’Asie. En outre, de nombreuses compagnies œuvrant dans le domaine du développement et de la commercialisation des composants des semiconducteurs se sont départies de leurs capacités de production et ont confié leurs mandats de fabrication aux fonderies asiatiques, surtout localisées à Taïwan. Cette tendance a créé un paradigme solidement ancré, qui veut qu’il ne soit plus possible de conserver une industrie des semiconducteurs forte en Amérique de Nord.
Heureusement, on assiste depuis quelques années à un renversement de cette tendance. Des projets majeurs sont en cours de réalisation et vont contribuer à ce renversement. L’industrie des semiconducteurs est en grande transformation. Les produits que nous utilisons aujourd’hui sont de plus en plus issus de la convergence et de l’intégration de multiples technologies. L’innovation en matière de technologie de fabrication prend une place toujours plus importante comme facteur de différenciation. Les universités du Québec possèdent une capacité de développement reconnue dans les domaines des matériaux, des technologies de fabrication et de la conception des semiconducteurs.
L’IQN et le Centre de collaboration MiQro Innovation (C2MI) de Bromont seront des instruments d’innovation de classe mondiale qui permettront au Québec et au Canada de transformer les résultats de développement en opportunités de commercialisation et de création d’une solide industrie des semiconducteurs.
Foresterie

Les nanotechnologies, sources de renaissance du secteur forestier et tendances économiques.
Anne-Christine Ritschkoff, Prof., PhD
- Executive Vice President, Strategic Research, VTT Technical Research Centre of Finland
Prof. Ritschkoff obtained her PhD in Biosciences at the University of Helsinki, Finland in 1996. She has been at VTT Technical Research Centre of Finland, a globally networked, multi technological not-for-profit research organization, since 1987 in various research and research management positions. Prof. Ritschkoff started her research career at VTT on 1987 with a topic related to wood, enzymatic degradation of biomass and fungal decay mechanism. She has over 100 scientific publications.
Prof. Ritschkoff holds currently the position of Executive Vice President, Strategic Research. In this role she is in charge of VTT strategic research function, and steers technology strategy, research partnerships and the management of the jointly and self financed project portfolio. VTT's strategic research secures high standards in VTT’s scientific work and level of basic expertise by allocating the basic governmental funding according to VTT’s technology strategy. The function is accountable for self-financed and jointly funded research activities.
Prof. Ritschkoff has had an active influence on the national forest and biomass research by being a member in the Scientific Committee of Strategic Centre of Science, Technology and Innovation in the Forest Cluster, a public-privet partnership for coordination and funding in the form of limited company (http://www.forestcluster.fi). She was also a member of a temporary working group (2009 – 2010) for Finnish Bioeconomy, lead by the Office of the Council of State, she is also influential in the making of the future national policy of the forest and biomass sector.
Prof. Ritschkoff has significantly influenced on the VTT´s research activities in the area of environmental and clean technologies. Especial emphasis is given to the water technologies and waste refining. She has been a member in the High-Level Group, composed of the opinion leaders from the industry, ministries, Finnish Parliament and research institutions, responsible for the establishment of the National Natural Resource Strategy (http://www.sitra.fi). Currently, she is also one of the VTT´s representatives in a Steering Committee for Center of Water Efficiency Excellence, a public-privet partnership between Kemira Ltd and VTT.
Throughout her career, Anne-Christine has been an active contributor to the international R&D community. Her professional assignments include:
- Chairman of the External Review Committee of CCMX (Competence center of material science) 2-4.12.2008, Bern. Switzerland
- Member of Nordic Top-Level Research Initiative program group; chairman of thematic subgroup: nanotechnology and energy efficiency (nominated by by Finnish Academy), 2009 - 2013
- Member of temporary ESF expert Committee in materials science and engineering in European Science Foundation (nominated by Finnish Academy), 2009 – 2013
- Chairman of the Board of Directors of VTT/MSI (VTT/molecular Science Institute), USA, 2011
- Member of Scientific Council of Institute Technologique FCBA, France, 2012.
Les nanotechnologies sont reconnues comme des facteurs clés de la relance économique. Elles offrent d’immenses possibilités de développement, en permettant d’améliorer les produits et d’ajouter de la valeur dans divers secteurs industriels. De plus, ce sont des technologies de rupture, qui favorisent l’apparition de nouvelles occasions d’affaires et la création d’entreprises d’avenir. La taille mondiale du marché des nanotechnologies et de leurs applications a été estimée en 2010 à 300 milliards de dollars américains, et les prévisions de croissance pour la période 2011-2013 se situent autour de 19 %. Selon les estimations les plus optimistes, le marché des nanotechnologies pourrait atteindre une valeur de 2 500 milliards de dollars en 2015. En Finlande seulement, on estime que les nanotechnologies généreront en 2013 un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros. Aujourd’hui, les nanotechnologies font partie du quotidien de plus de 200 000 entreprises finlandaises œuvrant dans divers secteurs d’activité, notamment dans les services de santé, les TIC, la métallurgie, la machinerie, la foresterie et l’électronique.
Actuellement, en Finlande et dans de nombreux pays occidentaux, le secteur forestier fait face à de grands défis. La concurrence dans le secteur des pâtes et papiers devient de plus en plus féroce, et il n’est plus possible d’accroître la compétitivité uniquement en améliorant la productivité. En outre, les frontières s’estompent entre les secteurs de la foresterie, de l’énergie et des produits chimiques, ce qui a des effets sur la disponibilité de la biomasse forestière et affecte la productivité globale et la création de valeur dans le secteur de la foresterie traditionnelle. Le secteur forestier doit donc repenser son rôle et ses activités, afin de maintenir sa compétitivité.
Les nanotechnologies constituent un outil intéressant pour renouveler le portefeuille des produits du secteur forestier. Ayant des propriétés uniques, les nanomatériaux issus de la forêt permettent de réorienter ce secteur et de créer de nouveaux débouchés pour les produits forestiers. La production et l’exploitation de la nanocellulose sont devenues des sujets très étudiés par les compagnies forestières et les organismes de recherche. En Finlande, on étudie surtout deux types de cellulose à longues fibres, la cellulose nanofibrillée et la cellulose microfibrillée. La CNF et la CMF ont notamment les propriétés suivantes : grande surface de contact, rapport de longueur élevé, fonctionnalité chimique et stabilité thermique. Les domaines d’application prévus vont des produits existants (papiers, panneaux et composites, par exemple) aux produits innovants (produits chimiques de spécialité, additifs et revêtements, notamment). Comme les aspects sécuritaires sont très importants, la sûreté des nanomatériaux cellulosiques durant tout leur cycle de vie fait l’objet d’évaluations rigoureuses.
En Finlande, deux compagnies forestières, UPM et Stora Enso, sont à l’avant-garde de la relance du secteur forestier. Grâce à une coopération en recherche-développement avec le milieu universitaire et le centre de recherche VTT, ces deux compagnies forestières ont réussi à mettre au point des procédés de fabrication rentables et éconergétiques, à ajouter de la valeur à leurs produits de base et à créer des produits entièrement nouveaux. En 2011, les deux compagnies ont commencé la production précommerciale de nanocellulose.

Les nanotechnologies dans la foresterie au Québec
M. Pierre Lapointe
- Président et chef de la direction, FPInnovations
- Vice-président sectoriel au Conseil d’administration de NanoQuébec
Depuis décembre 2008, Pierre Lapointe occupe le poste de président et chef de la direction de FPInnovations, un chef de file de la recherche qui se spécialise dans la création de solutions à vocation scientifique soutenant la compétitivité, à l’échelle mondiale, du secteur forestier canadien.
Pierre a débuté sa carrière comme chercheur au Département de géologie de l’Université d’Ottawa, puis il a cumulé diverses fonctions au sein du ministère des Ressources naturelles du Canada, notamment à titre de chercheur, de gestionnaire des programmes de recherche et de conseiller scientifique. Il s’est ensuite joint à la Commission géologique du Canada comme directeur général à la Direction de l’information et des services.
En 1991, il arrive à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) où il occupera consécutivement les fonctions de directeur scientifique et de directeur général. Sous son leadership, l’INRS a connu un essor remarquable avec le regroupement de ses activités en quatre grands secteurs : sciences naturelles, génie, santé et sciences sociales.
Pierre est le fier récipiendaire du Prix Hommage 2008 attribué par la Chambre de commerce et d’industrie de Laval à une personne de haut mérite pour l’excellence de sa carrière. En 2009, il a reçu le titre d’Officier de l'Ordre national des Palmes académiques pour sa contribution au rapprochement universitaire de la France et du Québec.
Il préside le conseil d'administration de ArboraNano et siège au conseil d’administration de NanoQuébec.
Sommaire : FPInnovations présente sa stratégie de développement de produits dans le domaine de la R-D des biomatériaux et composites. La production de la nanocellulose cristalline et l’étude de projets concernant les nanofilaments de cellulose et le gel cellulosique seront à l’ordre du jour. La présentation touchera également comment la production de ces biomatériaux sera envisagée au cours de l’année.
Nanomatériaux

Comment jumeler nanotechnologie et réussite commerciale
M. Ross Kozarsky
- Analyste membre de l'équipe matériaux avancés de Lux Research
Ross Kozarsky est un analyste membre de l’équipe « matériaux avancés » de Lux Research. Les principales responsabilités de M. Kozarsky sont de réaliser des études technicoéconomiques et de fournir des conseils stratégiques pour les technologies émergentes tels les revêtements, les composites, ainsi que les catalyseurs qui seront utilisés dans différents marchés allant de l’énergie à l’électronique. Ross a récemment été l’auteur d’un rapport sur les énergies pétrolières et gazières décrivant comment les matériaux avancés pouvaient améliorer les activités d’exploration et de productions.
Avant de rejoindre Lux Research, Ross a travaillé comme ingénieur de procédé pour Solexant. Il y a développé des cellules photovoltaïques à couches minces par technologie de nano-impression.
M. Kozarsky est détenteur d’une maîtrise en Ingénierie chimique avancée de l’université de Cambridge et un Baccalauréat en ingénierie chimique de Princeton University, en plus d’un certificat en Science des matériaux et en finances.
Il a expérimenté de multiples recherches sur un large éventail de sujets, incluant les appareils photovoltaïques, des synthèses sur les nanomatériaux sol-gel, des capteurs piézoélectriques, des appareils microfluïdiques et la détection électrochimique de l’hydrogène. La formation continue de Ross lui a permis de suivre des cours de comptabilité financière à l’université de Californie (Berkeley).
En dépit de toute l’attention qu’elles obtiennent, dans plusieurs applications les nanotechnologies doivent encore faire leurs preuves, et plusieurs personnes sont encore confuses quant à la meilleure façon d’évaluer les « nanos » dans une perspective commerciale. Plutôt que de considérer les nanos comme une industrie en soi, mieux vaut les voir comme une technologie habilitante qui s’intègre et améliore les chaînes de valeur des industries existantes. La chaîne de valeur des nanotechnologies – à savoir la différence entre les nanomatériaux, les produits intermédiaires à base de nanotechnologie et les produits finis à base de nanotechnologie – est un outil très utile pour réaliser ce type d’analyse. Dans le cadre de cette présentation, après une discussion portant sur cette chaîne de valeur, nous passerons en revue certains des principaux outils de Lux, utilisés pour évaluer aussi bien la valeur technique d’une entreprise que la qualité d’exécution de ses activités. Nous explorerons également deux secteurs d’application clés des nanotechnologies – les composites et l’énergie – qui serviront à réaliser des études de cas pour aborder des thématiques communes permettant de déterminer quels sont les atouts essentiels pour réussir comme développeur dans le domaine des nanotechnologies.

Les nanomatériaux au Québec
Hamid Benaddi, Ph.D.
- Directeur et conseiller scientifique, Stedfast Recherche
Le Dr Hamid Benaddi a obtenu un doctorat en chimie et physique des matériaux de l’Université d’Orléans, en France, en 1995, avec la mention « plus grande distinction ». Il a consacré plus de 20 ans à l’étude de différents sujets, tels que la protection de l’environnement, la balistique, la protection chimique et biologique grâce à l’utilisation de matériaux poreux ou de membranes à perméabilité sélective, les polymères d’autodécontamination, les textiles intelligents, l’étude du stockage de l’énergie, la chimie de surface des matériaux, l’interaction des gaz et des solides, l’interaction des gaz et des solides dans des médias poreux ainsi que le traitement des eaux usées grâce à des solutions novatrices. Le Dr Hamid Benaddi est directeur de projet pour différents projets de laboratoires gouvernementaux et non gouvernementaux. Il a permis à différents nouveaux produits de passer du stade de la R-D à la commercialisation.
Auteur de nombreuses publications scientifiques et détenteur de plusieurs brevets, il est directeur de Stedfast Recherche et conseiller scientifique de Stedfast inc. depuis 2003.
En 2010, plus de 35 % des développements en nanotechnologie est fait dans le secteur des matériaux.
En effet, le champ d'application potentiel dans ce secteur est extrêmement vaste : Composites, plastiques, caoutchoucs, emballages, textiles, revêtements, peintures, métaux (aluminium), etc. Les propriétés améliorées comme les propriétés mécaniques, électriques ou thermiques confèrent des avantages concurrentiels déterminants dans des secteurs où l'innovation et la compétitivité sont primordiales.
Le développement de nanomatériaux — du concept à la commercialisation nécessite un savoir-faire à chaque échelon de la chaine de valeur comprenant les producteurs de nanoparticules (nanotube, nanosilice, nanocellulose, etc.), les intégrateurs dans différentes matrices ou semi-produit et les fabricants de produits finis.
La présentation donne un état des lieux des forces du Québec dans l'ensemble de cette chaine de valeur et des opportunités de développement pour nos entreprises.
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Sylvie Dufort Directrice administrative
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- (514) 284-0211 Ext.228
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